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La mire proposait bien « recevoir un lien », et ce lien ouvrait bien une
session. Mais « changer de mot de passe » exigeait l'ancien — celui qu'on a
oublié, par hypothèse, puisqu'on est là. La boucle était fermée : on entrait,
sans rien pouvoir changer. Pour un outil qu'on ouvre une fois par an et le
jour où tout brûle, c'est la panne la plus probable de toutes.
La session retient désormais par quel moyen elle s'est ouverte. Venue d'un
lien à usage unique, elle vaut preuve d'accès à la boîte — la preuve même sur
laquelle repose toute réinitialisation — et l'ancien mot de passe n'est plus
demandé. Le second facteur, lui, reste exigé quand il est actif : un courriel
prouve l'accès à la boîte, pas la possession du téléphone.
Le journal portait déjà ce moyen ; la session, non. On le pose sur elle parce
que c'est d'elle qu'on a besoin au moment de la requête, et qu'un journal ne
se relit pas pour décider.
Co-Authored-By:
Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>